Paris, le lundi 1er décembre
Le PLFSS 2026 s’ouvre sur une copie gouvernementale d’une gravité inédite, révélant pour la première fois un déficit qui ne peut plus être imputé à une crise sanitaire ou économique, mais bien à un déséquilibre chronique que le pouvoir exécutif entend corriger par une logique d’économies. Ce choix illustre une incohérence structurelle et un profond manque de considération pour la santé, propulsant le texte dans un parcours parlementaire sans cap, dévoilant un projet aussi contesté qu’instable.
L’accumulation délétère de mesures contre-productives et nocives pour notre système de santé ne fait désormais plus débat. Entre la menace directe à l’indépendance professionnelle portée par la loi anti-fraude, les menaces de régulation à l’installation et la mise en œuvre chaotique d’une 4ème année massivement contestée par les principaux concernés, aucun jeune ou futur médecin ne peut se satisfaire de ce PLFSS. Le dialogue semble définitivement écarté, comme en témoigne la remise en question du principe même des négociations conventionnelles, pourtant socle du compromis entre représentant.e.s professionnel.les et instance centrale. La mesure-pansement représentée par le projet France Santé, monté à la hâte, sans concertation des professionnels de terrain, illustre bien la tentative vaine du gouvernement de créer l’illusion d’un travail cohérent.
Tout cela impactera le projet professionnel des étudiants et remplaçants : combien de jeunes médecins voudront encore s’installer si la situation continue de se dégrader ainsi ? Dans un contexte où la population a besoin de soins médicaux de proximité, quelle offre de soin subsistera dans les années à venir ? La distance pour accéder aux soins de premier et second recours et les délais d’attente s’allongeront inexorablement tant que nous ne prendrons pas un virage ambulatoire ambitieux et adapté aux réalités des soins de terrain.
Les structures jeunes appellent toutes celles et ceux qui le peuvent à suivre les mouvements des syndicats de praticiens expérimentés. Nous soutenons les actions proposées par ces derniers.
Nous invitons également à partager le communiqué sur les réseaux sociaux toutes les semaines au moins une fois avec les #reconversionmedecin #pasdinstallation.
“Nous refusons d’être les variables d’ajustement de politiques publiques délétères pour la profession, la médecine libérale et surtout, pour les patients.”
Marion DA ROS POLI, Présidente de l’ANEMF.
“Formés avec l’espoir d’exercer une médecine équitable et durable, au service de l’accès aux soins, nous voyons aujourd’hui ce prisme bouleversé et nos certitudes ébranlées. Notre engagement est mis à l’épreuve et l’accès aux soins de nos patients plus que jamais menacé.”
Atika BOKHARI, Présidente de l’ISNAR-IMG.
“Si vous continuez à épuiser les médecins de demain, à les contraindre et à les dévaloriser, ce n’est pas seulement notre avenir que vous sacrifiez : c’est celui de tous les citoyens français.”
Mélanie DEBARREIX, Présidente de l’ISNI.
“Devant cette accumulation d’attaques nous n’avons pas le droit d’abandonner, pour les patients et pour notre profession nous devons réagir !
Kilian THOMAS Président de ReAGJIR.
Signataires :
Marion DA ROS POLI | Présidente de l’ANEMF | 06 50 38 64 94 –
Atika BOKHARI | Présidente de l’ISNAR-IMG | 06 73 07 53 01 –
Mélanie DEBARRAIX | Présidente de l’ISNI | 06 50 67 39 32 –
Kilian THOMAS | Président de ReAGJIR | 06 42 18 40 14 –

