Paris le 16 oct. 2025
ReAGJIR prend acte de la nomination de Mme Stéphanie Rist au poste de ministre de la santé, et de son maintien suite aux deux votes de censure qui ont eu lieu ce jour.
Elle devra faire face à l’impasse dans laquelle se trouve la réforme de la quatrième année d’internat de médecine générale. Pour rappel, les docteurs juniors doivent prendre place dans les cabinets de ville en novembre 2026. Les décrets précédemment publiés conduisent à un blocage sur le plan technique. Revenir sur ces décrets est une nécessité absolue. Sans cela les jeunes docteurs devront terminer leur formation à l’hôpital, ce qui serait un échec pour cette réforme qui se veut ambitieuse.
Mais le point d’actualité majeur est évidemment le PLFSS 2026. Le contexte démographique actuel est celui d’une population vieillissante, avec une augmentation des maladies chroniques, impactant directement la demande de soins. Les professionnels peinent à y répondre, du fait des difficultés rencontrées en soins primaires. Les chiffres récents de l’Assurance Maladie montrent une diminution des primo installations de médecins généralistes libéraux.
Un projet de loi de finance de la sécurité sociale ambitieux aurait été indispensable pour répondre à ces besoins, malheureusement le constat est amer :
- Augmentation du reste à charge pour les contributeurs de notre système de santé, entre autres par un nouveau doublement de franchise sur les médicaments et certains actes.
- Réduction de la prise en charge de leurs indemnités journalières en cas d’arrêt de travail.
- Réduction du dispositif ALD pour les patients.
- Projet de loi parallèle sur la lutte contre la fraude sociale qui envisage la mise sous objectifs (MSO) obligatoire des professionnels de santé qui seraient gros prescripteurs d’arrêts de travail.
On déplore encore une fois une approche comptable qui se focalise uniquement sur les dépenses, sans s’intéresser aux besoins, ni aux recettes.
La relance de notre système de soins primaires, pierre angulaire de la santé des populations nécessitera un plan bien plus ambitieux. Investir c’est redonner du souffle à tout un système au bord de l’implosion.
ReAGJIR reste à la disposition de Mme la Ministre pour échanger en premier lieu sur l’accès aux soins et la 4ème année d’internat de Médecine Générale, sujets très urgents pour lesquels des réponses sont nécessaires.

