Les déterminants à l’installation des jeunes médecins

12 avril 2021 | Quoi de neuf docteur ?

Le 11 avril 2019, la Commission jeunes médecins du CNOM1Conseil National de l’Ordre des Médecins , dont ReAGJIR fait partie, a présenté les résultats d’une enquête sur les déterminants de l’installation chez les internes, les remplaçants et les installés.

4 enseignements principaux en ressortent :

  • Un décalage entre l’aspiration à s’installer et sa concrétisation. En effet, 75% des internes envisagent de s’installer en libéral et pourtant dans les faits, seuls 12% des nouveaux inscrits à l’Ordre des médecins en 2018 exercent en libéral. Comment une telle disparité s’explique ?
  • Le territoire et la proximité familiale comme déterminants majeurs à l’installation. Pour 62% des internes et 57% des remplaçants, la qualité des services publics est un facteur essentiel à l’installation comme pour les installés. En ce qui concerne la proximité familiale, pour plus de 60% d’entre eux cela pèse fortement dans leur choix.
  • Une attente particulière sur les conditions d’exercice, en lien avec les autres professionnels de santé. L’activité mixte, libérale en groupe ou en maison de santé pluridisciplinaire est plébiscitée par 72% des internes et seuls 3% d’entre eux envisage le libéral seul ! Pour plus de 81% des internes et 87% des remplaçants, pouvoir s’appuyer sur un réseau de professionnels de santé est un point déterminant. Dans les mêmes proportions (respectivement 82% et 87%) ces jeunes médecins, comme beaucoup d’autres travailleurs, sont à la recherche d’un équilibre vie privée-vie professionnelle avec des horaires et des rythmes de travail qui ont un impact certain sur la décision du lieu et du mode d’installation.
  • Les aides financières sont importantes mais pas déterminantes. L’étude révèle que la grande appréhension est l’échec économique de l’installation (59% des internes et 43% des remplaçants). Face à cette crainte, les aides financières peuvent apparaître comme LA solution, pourtant bien qu’importantes elles sont considérées comme peu ou partiellement déterminantes pour 48% des internes et 47% des remplaçants. Les mesures financières ne sont donc pas la solution au problème démographique médical.

Alors quelles sont les mesures, aides, accompagnements à mettre en place ? Le dossier de presse en annexe vous renseignera sur solutions mises en lumière. 

Si ce sujet vous intéresse, contactez-nous !

Notes et références

  • 1
    Conseil National de l’Ordre des Médecins