Le 8 février, soit 3 mois après la reprise des négociations de la nouvelle convention médicale, l’Assurance Maladie a présenté ses premières propositions aux syndicats de médecins libéraux :
- Revalorisation progressive du tarif de la consultation de médecine générale ;
- Refonte du forfait médecin traitant et de la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) autour d’indicateurs individuels par patient ;
- Transformation des aides à l’installation sous forme de majorations du forfait médecin traitant.
Ces évolutions, déjà loin d’être à la hauteur des attentes des jeunes médecins généralistes, seraient soumises à un engagement collectif des signataires à augmenter la patientèle moyenne par médecin, le nombre de nouveaux installés notamment en zone sous-dotée, la participation à la permanence des soins, et ce dans un contexte d’effondrement de la démographie médicale libérale…
Alors que l’ensemble des représentants juge ces propositions insuffisantes, chaque syndicat de médecins libéraux a été reçu cette semaine par Mme Catherine Vautrin, Ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités ou par M. Frédéric Valletoux, Ministre délégué chargé de la Santé, pour échanger sur les négociations en cours. Les syndicats jeunes, siégeant pourtant aux négociations, ont été mis de côté, témoignant à nouveau du manque de considération pour les jeunes médecins, tout autant concernés par ces décisions.
ReAGJIR tire la sonnette d’alarme face à l’absence de prise en compte des attentes des jeunes médecins généralistes par les instances. Au delà des revalorisations attendues par tous, ne serait-ce que pour faire face à l’inflation, certains points spécifiques aux jeunes médecins généralistes se doivent d’être discutés avec leurs représentants :
- La place des médecins remplaçants, exclus de la convention malgré leur rôle crucial dans la continuité des soins ;
- La situation spécifique des médecins collaborateurs, statut transitionnel largement plébiscité en début d’exercice ;
- La construction d’aides à l’installation adaptées aux besoins des jeunes médecins selon leur projet professionnel.
“Seule une convention médicale répondant aux besoins des jeunes et futurs installés sera un gage d’attractivité de l’exercice libéral, et donc d’amélioration de l’accès aux soins.”
Dr Raphaël Dachicourt, président.
Pour toutes ces raisons, ReAGJIR sollicite une rencontre avec la Ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités en amont de la prochaine réunion de négociations avec l’Assurance Maladie prévue le 14 mars prochain.

